• Un des principaux blocages dans mes recherches généalogiques était de trouver l’acte de mariage et Cyprien GIRARDOT et de Jeanne Françoise CAILLET.


    Grâce à l’aide d’une lointaine cousine, j’ai enfin pu trouver cet acte et je la remercie à nouveau bien chaleureusement.


    Revenons à Jeanne Françoise CAILLET: l’acte tant recherché se trouvait sur la commune d’Étroitefontaine. Cette commune a fusionné avec  Athesans en 1972 pour devenir Athesans-Étroitefontaine, commune située en Haute-Saône, sur le canton de Villersexel.



    La jeunesse de Jeanne Françoise


    Jeanne Françoise est née le 31 janvier 1922. Elle est l’enfant naturelle de Jeanne Barbe CAILLET. C’est “Jeanne Claude DEVAUX, femme de Joseph CAILLET”, la grand-mère de l’enfant qui déclare la naissance. Magnifique, j’ai dans un seul et même acte, l’identité de mes ancêtres sur trois générations; excepté bien entendu celle du père de l’enfant.


    Jeanne Françoise ne grandira pas sans présence masculine: sa mère se marie le 9 juillet 1825 à Étroitefontaine avec un chapelier, Jacques François TOURNIER, âgé alors de 40 ans. Cet acte de mariage m’apprend que  Jeanne Barbe est âgée de 38 ans.


    Jeanne Françoise grandit. Arrive l’adolescence et un malheur: Jeanne Barbe meurt le 21 juillet 1836 à Grange-la-Ville. Jeanne-Françoise a 14 ans. La consultation de la table des successions et absences m’indique qu’elle laisse à son mari 101.25 francs de mobilier, argent, rentes et créances et 22.94 francs de revenu des immeubles situés à Granges-la-Ville.




    [caption id="" align="aligncenter" width="244"] Grande fontaine d'Etroitefontaine. Par A.BourgeoisP — Travail personnel, CC BY-SA 4.0,[/caption]

    Les années passent et Jeanne Françoise se marie avec Cyprien GIRARDOT le 12 décembre 1844 à Étroitefontaine. Jeanne Françoise est alors tailleuse d’habits à Étroitefontaine. Elle a 21 ans. Elle est assistée de Jacques François TOURNIER. Il me faut encore rechercher si ce dernier a reconnu ou non Jeanne Françoise. L’acte de mariage de cette dernière pourrait laisser penser qu’il l’a bien reconnue, mais en même temps, il faut quand même constater qu’elle a gardé le patronyme de CAILLET. J’ai donc encore quelques recherches à faire de ce côté.


    La suite de l’histoire de la vie de Jeanne Françoise a été racontée dans C comme CAILLET, article du challenge AZ 2016.

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  • Dans un article de février 2015, j'évoquais la résolution d'un mystère: comment j'avais découvert la vie d'Alfred Humé, enfant de l'Assistance publique de la Seine. Il avait été recueilli par mon ancêtre Marie Guérut et son mari Antoine Gaudot. Je posais dans cet article une nouvelle question: Pourquoi Alfred Humé et son frère sont-ils devenus assistés?

    Je dois tout d'abord remercier "Najuca". Il a mis un commentaire dernièrement à la suite de cet article. Cela a ainsi relancé mes recherches.




    [caption id="attachment_732" align="alignleft" width="199"]Alfred Hume-photo personnelle Alfred Hume-photo personnelle[/caption]

    Grâce à Gallica et à Généanet, j'ai pu déterminer qu' Alfred, son frère Benoît ont certainement été placés à l'Assistance publique à la suite du divorce des parents. La mention du divorce est consultable dans la Gazette des Tribunaux du 14/04/1901. La grosse du jugement par défaut du tribunal est également retranscrite dans le registre d'état-civil de Vincennes le 5 mars 1902.


    Ainsi, le divorce entre les époux Humé et Delgove a été prononcé le 15/11/1900 sur la demande de Zélina Delgove par la quatrième chambre du tribunal civil de la Seine. Le divorce est prononcé au profit de Zélina Delgove. Il est précisé que son ex-mari, Benoni Humé, devra lui verser une pension alimentaire de 60 francs par mois pour la garde de ses cinq enfants.


    Or, le placement des enfants à l'assistance publique n'est pas évoqué dans cette retranscription. Pourtant, dès le recensement de 1901, je retrouve Alfred placé chez mon ancêtre et son frère Benoît placé chez un autre couple dans le même village, à savoir Pierrefitte-sur-Loire dans l'Allier. Mes recherches ne m'ont permis pour l'instant de retrouver que trois enfants: Alfred, Benoit et Berthe, née le 2 mars 1892 à Saint-Mandé.


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  • J’ai découvert Ferdinand Loir lors de la recherche du mariage de son fils Louis Augustin Narcisse Loir avec Marie Louise Lebon le 15 janvier 1816 au Gault -Soigny dans le département de la Marne.

     

    Il est précisé que Ferdinand Loir, père du marié, est “présumé mort, étant disparu lors de l’émigration depuis plus de vingt ans, ce qui est certifié par les quatre témoins ci-dessous dénommés”:




    [caption id="" align="aligncenter" width="415"]Loir Ferdinand extrait de l’acte de mariage de LE LOIR et LEBON, 2 E 297/7 (an XI-1836), vue 148 et suivantes, site AD 51[/caption]

    Voilà de quoi éveiller ma curiosité: qui était le père du marié, dans quelles conditions a t'il disparu? Je décide donc de mener une enquête.

     

    Première étape de l’investigation: relire l’acte de mariage et exploiter toutes les informations recueillies.





      • Le marié est né à Chambry dans le département de l’Aisne le 4 janvier 1791:



    [caption id="" align="aligncenter" width="417"]acte de bapteme Loir Augustin Narcisse-Chambry-1791 acte de baptême de Loir Augustin Narcisse, vue 132, AD 02[/caption]


      • La mère du marié est Angélique Petizeaux ou Petijean ou Marie Angélique (l’orthographe et le prénom varient selon les actes). Je trouve l’acte de mariage des parents sur la commune de Chambry: Angélique Petizeau s’est mariée avec Ferdinand Loir le 26 mai 1789. Ferdinand Loir est originaire de Witry, il est fils de Gelier Loir et de feue Elisabeth Esser. Angélique, quand à elle est fille de feu Antoine Petizeau et Marie Anne Copin.

     


      • Les témoins du mariage de Louis Augustin Narcisse Loir et Marie-Louise Lebon sont  Charles Nival, 43 ans, manouvrier, beau-frère du futur; Laurent Nival 39 ans, ami du futur et de la future; Alexandre Lebon, 39 ans et Louis Lebon, voituriers par terre, frère de la future.



     Qui est ce Charles Nival, beau-frère du marié? Certes, il peut être juste le mari d'une soeur du marié que je n'ai pas encore trouvé...Mais mon intuition me pousse à chercher davantage d'informations sur cet individu. C’est ainsi que je fais une recherche rapide sur Généanet: pas de Charles Nival mais  un couple  Nival Charles Joseph-Petijean Marie Angélique attire mon attention. Une date de mariage du couple est indiquée, ainsi que le lieu: 18 juillet 1802 à Chambry. Je m’empresse d’aller vérifier si Marie Angélique Petijean pourrait être la mère du marié. Et en effet, les parents de la mariée correspondent à ceci près que le père se prénomme Simon et non Antoine. L’âge de Marie Angélique correspond. Mon regard est attiré par l’acte suivant: il s’agit d’un divorce de … Ferdinand Loir et Angélique Petizeau, le 10 Vendémiaire an IX (2 octobre 1801).




    [caption id="" align="aligncenter" width="443"]Divorce1 divorce Ferdinand Loir-Angélique Petizeau-an IX-Chambry-AD 02, 5 Mi 0053-1672-1822, vue 175.[/caption]

    Dans cet acte, on apprend que Ferdinand Loir est absent “depuis le mois de mars 1791, sans nouvelle”. C'est la raison pour laquelle, Marie-Angélique Petizeau demande le divorce.

     

    Voici les questions que je me pose à ce stade de mes recherches:

     

    Pourquoi Ferdinand fait partie des Émigrés? Où est-il parti?

     

    Et vous, avez-vous des ancêtres émigrés?

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  • Guillaume Mouillois, mon sosa 96 est décédé le 23 juillet 1855 à Liernolles, petite commune du département de l'Allier à l'âge de 61 ans.




    Son acte de décès,  visible à la vue 93 des archives en ligne de l'Allier pour la commune de Liernolles: décès à Liernolles entre 1843 et 1882 mentionne son épouse: Catherine Chassot, soi-disant âgée de 50 ans et vivant avec lui aux Rebys, domaine de ladite commune. Cette mention a vraisemblablement été ajoutée après coup, car elle est écrite dans la marge.




    Problème: je n'ai aucune trace de Catherine Chassot auparavant.




    Guillaume Mouillois s'est marié certes avec Marie Chassot le 20 novembre 1815 à Montcombroux (futur Montcombroux-les-Mines). Mais Marie Chassot est morte en couches le 9 février 1831. Par la suite, Guillaume se marie le 28 juin 1831 avec Antoinette Tuloup.




    Antoinette Tuloup est vivante lors du décès de son époux, je n'ai trouvé aucune trace de son décès sur les tables décennales avant 1855 et même après, et j'ai même trouvé sa présence sur les recensements de 1856 de Liernolles en tant que veuve (vue 11) du recensement 1856 Liernolles.




    Qu'en est-il alors de cette Catherine Chassot? Je pense pour le moment à une erreur de l'officier municipal.




    Qu'en pensez-vous? En tout cas, je continue mes recherches.


    photo de Christophe Eyquem, sur le site Freemage




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  • J’ai toujours aimé fouiller dans les vieux papiers.

    Enfant, j’explorais les tiroirs d'une armoire de ma grand-mère. J’admirais les vieilles photos, les vieux livrets militaires, les vieilles cartes postales, les vieux courriers. C’était l’occasion de faire demander ensuite à ma grand-mère de me raconter comment elle vivait quand elle était jeune.




    Mais il y a toujours eu ce document dont elle n’a jamais su m’expliquer la provenance: un vieux livret militaire, au nom d’Alfred Hume. Elle ne connaissait personne qui ne porte ce nom de famille. Moi non plus d’ailleurs, même après avoir fait mon arbre généalogique.











    couverture livret militaire A Huméb
    couverture du livret militaire d'Alfred Humé










    livret alfred Huméb
    1ère page du livret militaire d'Alfred Humé



    Le week-end dernier, lors d’une visite chez mon père qui a recueilli les papiers de ma grand-mère, maintenant décédée, j'ai décidé de percer le mystère. J’ai donc repris la lecture de ce livret. Je me suis rendue compte que le fameux Alfred Humé était né en 1890 à Saint Mandé et qu’il avait été recensé pour le service militaire dans le département de l’Allier. Forte de ces nouvelles informations, j’interroge mon père qui émet la supposition qu’Alfred Humé pouvait être un enfant assisté élevé par son arrière-grand-mère, Marie Guérut, épouse d’Antoine Gaudot.




    Je fais donc des recherches. Cela tombe bien: les AD de l’Allier viennent de mettre les registres matricules en ligne. La fiche matricule me confirme que Alfred Humé est bien un enfant assisté et le recensement de 1901 sur la commune de Pierrefite-sur-Loire me montre qu’Alfred Humé vivait bien en tant qu’enfant assisté chez Marie Guérut et Antoine Gaudot. Je me rends compte qu’Alfred a un grand frère Benoît qui est placé dans une autre famille de la même commune.




    J’ai aussi recherché l’acte de naissance d’Alfred à Vincennes à Saint Mandé. Il est né le 14 août 1890 de Benoît Benoni Humé, 51 ans, peintre en bâtiments et de Zélina Claire Marie Delgove, sans profession, 28 ans. J’ai également cherché pourquoi, ces deux enfants sont devenus un jour des enfants assistés. Pour le moment, ma question reste sans réponse.




    Par contre, je sais qu’Alfred Humé est mort pour la France, le 26 septembre 1915 à Souchez dans le Pas-de-Calais après avoir été mobilisé le 20 Février 1915 au 42ème RI , puis être passé au 159ème RI le 24 mai 1915. Il a été médaillé militaire et a eu la croix de guerre avec étoile de bronze.











    MPF Hume Alfred
    fiche d'Alfred Humé, issue de la base des Morts pour la France de 1914-1918 de SGA



    Voici donc résolue ou presque le mystère sur l’origine de ce document et la raison pour laquelle ce livret militaire est resté dans ma famille. Je rends aussi hommage à cet enfant assisté, devenu Poilu, mort pour la France et dont personne d'autre que moi n'aurait pu chercher sa fiche matricule et sa participation à la guerre de 14-18, puisqu'il est mort célibataire et sans enfant.

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